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Verts Délires

Blog jardin

Publié le par Gisou
Publié dans : #Au fil des saisons
L'été s'en est allé, l'automne s'installe, la fraicheur aussi... Le temps est maussade depuis quelques jours, mais il a plu, la terre en avait bien besoin, les plantes aussi.

Heureusement, les floraisons viennent mettre un peu de gaieté dans toute cette grisaille. Les asters déploient leurs charmes et leurs coloris pétillants, en attendant que les feuillages prennent des tons mordorés ou flamboyants.

Parmi les asters, le premier à s'épanouir est Aster Cordifolius 'Little Carlow', avec sa pluie de petites étoiles bleu-mauve. J'aime son frais minois et son coeur jaune qui vire au pourpre.

Vient ensuite l'aster nova-angliae 'Andenken an Alma Pötschke' au nom imprononçable mais au coloris vif rose framboise parfois difficile à associer. Au jardin, il donne la réplique à l'euonymus alatus qui s'enflamme tôt.




Dans le massif ci-dessus, on aperçoit Euonymus Alatus, Géranium macrorrhizum, Forsythia Koreana 'Kumsun' au feuillage délicatement veiné de crème, cosmos.



Celui ci-dessus est Aster Lateriflorus Horizontalis, qui ressemble beaucoup à son grand frère Aster 'Lady in Black' :

'Lady in Black' est toutefois plus grand, avec un feuillage teinté de pourpre pendant sa croissance, mais qui verdit à la floraison.


Celui-ci est Aster novi-Belgii 'Fellowship', indemne d'oïdium contrairement à beaucoup d'asters de cette catégorie. Craquant non, avec sa tignasse rose-mauve ébouriffée...



 Les cosmos sont encore bien présents, même si la plupart commencent à décliner. Ils apportent leur fraicheur et leurs tons candides dont je ne saurais me passer.


Fuchsia Magellanica 'Doré' est au sommet de sa gloire. Planté ce printemps, il n'arrête pas de fleurir. Va-t-il passer l'hiver ? On le dit rustique, mais je vais prendre la précaution de le protéger un peu des morsures de l'hiver. Sauf que je ne sais pas comment... Une pelletée de feuilles mortes ? Un pot de terre cuite retourné, tel un bonnet de nuit pour lui tenir chaud pendant les nuits glacées ? En tous cas, ce serait dommage de le laisser s'en aller, il égaie si joliment ce coin d'ombre au nord.


Ce coin est un peu fouillis, avec des ancolies dont on aperçoit le feuillage au premier plan, des Verbena Bonariensis et une persicaria amplexicaulis 'J.S. Caliente' ravie des dernières pluies ! Il va falloir que je mette un peu d'ordre dans tout ça.... Quoique... C'est sympa aussi, un coin un peu 'désordre', non ?


Pour rester dans le ton, je vous présente Rosa Glauca. C'est une merveille de rosier botanique, vous avez vu son feuillage ? J'adore cette couleur gris-vert mâtiné de pourpre. Au printemps, elle fait de petites fleurs rose vif à coeur blanc, suivies de fruits d'abord marron, qui virent ensuite au rouge. Elle est encore jeune, plantée à l'automne dernier, les fruits sont donc presque à ras du sol, mais imaginez l'allure qu'elle aura dans un an ou deux, couverte de cynorhodons rouge vif....


Et pour tempérer toute cette débauche de couleurs, voici quelques feuillages frais et reposants :

Géranium Maculatum 'Expresso' et Lamium Maculatum 'Beacon Silver' tendrement enlacés... Ils vont bien ensemble, les deux 'maculatum', vous ne trouvez pas ?


Dryoptéris Atrata, une très belle fougère installée ce printemps, elle se développe très bien au milieu d'autres plantes d'ombre, côté nord.


Et Dryoptéris Erythrosora qui fait un beau contrepoint au feuillage glauque du Cotinus 'Grace'.



Une autre association tout à fait fortuite (je suis rentrée d'une jardinerie avec 2 godets de sédums rampants dont j'ai malheureusement perdu les étiquettes...) que j'aime bien, c'est celle-ci : Euphorbia Amygdaloïdes 'Purpurea', avec les sédums en question, auxquels se mêlent les branches souples du Forsythia Koreana 'Kumsun'.

Couleurs fortes et associations douces... J'espère à terme arriver à un bel équilibre, tout n'est pas encore parfait, j'ai apporté pas mal de modifications depuis l'automne dernier et de ce fait, certains coins manquent encore de maturité. Heureusement qu'il reste toujours des imperfections et qu'il faut recommencer, ce serait triste de n'avoir plus rien à faire au jardin...


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Publié le par Gisou
Publié dans : #Roses
Bon, il va falloir que je m'y colle !

Créer un blog sur le jardin... Mais qu'est-ce qui m'a pris ?!? Comment on fait ? Ca fait un moment que l'idée me trotte dans la tête, et me voilà au pied du mur... Que vais-je pouvoir écrire, et surtout montrer de mon petit (vraiment petit) paradis ?

Sans compter que je ne suis pas une vedette pour la photo non plus... Celles qui me réussissent le mieux pour l'instant, ce sont celles de mes roses. Je vais donc commencer par là. J'en ai essayé plein, des roses, des anciennes d'abord, remontantes bien sûr, et surtout dotées d'une santé à toute épreuve. Pas le temps de bichonner des trucs maigrichons et poussifs qu'il faut traiter à tout va pour les maintenir à flots... Si j'ose dire... Des modernes aussi, ou des nouveautés aux allures rétro.... Et des botaniques.

Au bout du compte, j'en ai gardé une dizaine dont je suis satisfaite et qui ne nécéssitent pas qu'on soit constamment à leur chevet.

Comme 'Roseraie de l'Haye', un hybride de Rugosa bien costaud. Elles doivent l'être ici, le jardin est très exposé aux vents d'ouest souvent terribles, au soleil qui tape fort en été, à l'humidité hivernale... J'aime son feuillage gaufré qui prend à l'automne des couleurs banane, ses fleurs magenta chiffonnées, sa stature imposante qui le destine à s'intégrer dans ma haie d'arbustes variés. Ses gros fruits ronds et rouges aussi, même s'ils ne durent pas très longtemps. Bref, un rosier sans soucis, qui ne connait pas les maladies (obtenteur : Cochet-Cochet en 1901).






Un autre que j'aime bien, c'est 'Gruss an Aachen', ce qui signifie 'Salut à Aix la Chapelle'... Quel nom saugrenu pour un si joli rosier ! C'est un hybride de thé, obtenu en 1909 par Geduldig (Mr Patient...). Je suis toujours étonnée par la taille de ses fleurs, vraiment énormes pour un si petit rosier, qui culmine chez moi à 50 cm environ, et qui fleurit sans relâche, par vagues tout au long de la belle saison. Parfum léger. Une petite tendance au marsonia mais sans conséquence, plus volontaire que lui, y a pas ! Et il résiste parfaitement à la froidure de nos hivers alsaciens, mais demande du soleil, beaucoup de soleil.







Je poursuis avec quelques autres, certaines sont là depuis quelques années, d'autres ont rejoint le jardin très récemment.
                                


Rhapsody in Blue, planté en novembre 2011.
Rosier moderne très sain et florifère. J'ai un faible pour les roses dans les tons bleutés, violacés... La couleur change suivant la période, le moment de la journée. La plupart du temps elle adopte des tons très violets, mais peut aussi paraître lie-de-vin comme dans la photo ci-contre. Obtenue par Franck R. Cowlishaw en 1999.
Parfum épicé.







Ghislaine de Féligonde, une authentique vieille rose du début du siècle dernier (hybride de multiflora, Turbat, 1916).
Bien qu'elle ne remonte pas beaucoup (juste quelques fleurettes éparses en septembre), j'aurais du mal à m'en passer, tant elle est attachante avec ses bouquets de boutons abricot qui s'épanouissent crème. Curieusement, cette année, ses fleurs sont d'un coloris plus soutenu, sans que je parvienne à me l'expliquer... Peut-être le froid très rude du mois de février (2 semaines à -15° et plus). J'ai d'ailleurs du tailler assez sévèrement le bois endommagé par le froid. Elle peut, contre un support ou une façade, atteindre des dimensions impressionnantes, mais ici je l'utilise comme arbuste libre et elle ne dépasse pas 2m de haut. Elle n'a presque pas d'épines.



Un autre de mes chouchous, c'est Golden Wings, un des premiers rosiers plantés ici. Il se pare du printemps à l'automne de grandes fleurs simples jaune pâle, posées comme des papillons sur un buisson robuste. Il est installé au nord, la mi-ombre sied en effet mieux à son teint délicat. Il atteint 1m50 et fait un joli duo avec la verveine de Buenos Aires qui se ressème un peu partout (obtenteur : Sheperd en 1953).



Une petite dernière dont j'ai oublié le nom, elle provient des roseraies Guillot, peut-être quelqu'un la connait-il ? C'est un petit buisson plus large que haut, qui épanouit sans cesse de mignonnes fleurs doubles, façonnées à l'ancienne, d'un coloris rose vif qui lui va à merveille, devenant plus pâle au fil des jours...









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